Stage de katsu samedi 3 mars 2007

Au Shung Do Kwan à Genève

Le fait d’aborder un partenaire souffrant, gémissant, montrant sa douleur, n’est jamais anodin. L’impact psycho-émotionnel doit rester sous contrôle, afin de pouvoir entreprendre le geste juste, voire même savoir “ne pas intervenir”.

Lors de ce deuxième stage, consacré aux techniques de katsu, nous avons eu le grand honneur de recevoir une introduction au kanji “katsu” par Maître Pascal Krieger. Je le remercie de sa présence et du crédit qu’il porte à la transmission d’un enseignement tel que celui du katsu.

Ce séminaire fut très riche et précieux en rencontres et en échanges. Nombreux participants d’arts martiaux et d’enseignants ont à nouveau répondu présent ; un grand merci à eux tous.

Après les mises en garde d’usage (conséquences des réactions neuro-végétatives, conséquences psycho-émotionnelles, physiologiques, etc.), nous nous mettons au travail pour une durée de 3h30 et ce fut presque trop court.

Un rappel sur le système nerveux sympathique et parasympathique, et sur la répartition des différents organes dans le corps humain, a permis de donner un sens aux actions qui ont suivi (voir photos). Notre regard s’est porté sur les katsu qui sont pertinents au sein d’un dojo (ceux pour l’évanouissement, la syncope, etc.).

Chaque participant, avec toute l’attention requise, a pu s’exercer avec un grand nombre de partenaires différents. Il est important de se rendre compte, hors du “champ de bataille”, des différences qu’il peut y avoir entre les individus (grand, corpulent, femme, jeune homme, personne âgée, etc.). La main de l’intervenant, du soignant, doit s’adapter immédiatement à ces contingences, afin d’être efficace.

Après ces 3h30 de stage, il est temps de s’arrêter et de faire un bilan. Voici le mien : je remercie encore les personnes qui se sont rendues disponibles pour accéder à cette formation. Il faut non seulement acquérir le savoir, mais encore le savoir-faire. Il n’est pas possible d’être “à l’extérieur”, il faut s’impliquer, tous les pratiquants l’ont fait, mes félicitations. Je remercie également les responsables du Shung Do Kwan, qui nous ont gracieusement permis d’utiliser leur superbe dojo.

Étant donné que ce sont les deux premiers séminaires sur le sujet, j’envisage, à l’avenir, quelques modifications et améliorations afin de rendre cet enseignement — un peu aride — plus digeste. Un seul regret pour ma part : c’est de ne pas avoir pu rencontrer de judoka, alors que je prétends que pour une pratique sécuritaire de cet art qu’est le judo, les katsu ainsi que les seifuku “ne sont pas de trop”. Mais, je suis conscient des problèmes médico-légaux qui cela induit.

Enfin, je me tiens à la disposition de groupes ou d’enseignants, qui seraient intéressés pour coorganiser à nouveau ces deux stages de seifuku et de katsu.

Bonne pratique à vous tous, et portez-vous bien.

Sincèrement, Pascal Dupré

Voir ci-dessous le diaporama contenant les techniques de Katsu présentées.