Koshiki-no-Kata

Kata de Jûdô : origine, principes et applications

” Les Kata sont l’esthétique du Jûdô. Dans les Kata se trouve l’esprit du Jûdô, sans lequel il est impossible d’apercevoir le but ”. Kanô Jigorô, Maître-fondateur du Jûdô (1860-1938)

Le Kata est une philosophie de l’acquisition et de la transmission des connaissances de la Tradition japonaise. Son origine est très ancienne. Le Kata, outil philosophique et pédagogique, a été choisi par le fondateur du Jûdô pour assurer la transmission de son art.

Élaboration du Jûdô

En fonction de la place du Kata dans la culture japonaise, il était naturel pour Kanô Jigorô d’utiliser le Kata dans sa création et son enseignement du Jûdô.

Tout jeune, il avait connu et admiré un pratiquant de Jûjutsu qui venait régulièrement à la maison. Ce dernier lui montra un Kata, mais il refusa de lui enseigner le Jûjutsu.

Ce n’est qu’en 1877, alors qu’il entrait à la faculté des lettres de l’université de Tôkyô, qu’il put commencer l’apprentissage du Jûjutsu de l’école Tenjinshinyô.

Après le décès de ses maîtres, il étudia l’école Kitô dès 1881. En 1882, Kanô crée une pension pour accueillir les étudiants (Kanô Juku) et il fonde son Dôjo du Kôdôkan. Dans ce lieu, il transforma le Jûjutsu en une nouvelle pratique éducative : le Jûdô.

À partir de 1884 et jusqu’en 1887, Kanô mit au point les Kata de base du Jûdô, avec : le Nage-no-Kata (alors 10 mouvements), le Katame-no-Kata et le Shôbu-no-Kata (futur Kime-no-Kata).

Les autres Kata (Jû-no-Kata, Koshiki-no-Kata, etc.) furent développés plus tardivement, voire même après le décès de Kanô (par exemple le Kôdôkan Goshinjûtsu-no-Kata).

Le Katame-no-Kata est issu d’un travail considéré comme classique, de 2 élèves de Kanô, à savoir Nagaoka Hidekazu et Yamashita Yoshitsugu (Yoshiaki), tous deux ayant obtenu leur 10e Dan.

En 1906, les Kata du Jûdô Kôdôkan furent fixés dans leur forme au Dai Nihon Butokai (association de la vertu guerrière du Grand Japon, fondée en 1895, au sein de laquelle Kanô fut nommé négociateur en 1900).